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___________________________________________________!__________ Pix: © Véra Macbeth

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Visiteurs, il est facile de pénétrer dans mon Âme,
Mais l'on en ressort toujours un peu plus écorché!


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# Posté le samedi 16 juin 2007 06:58

Modifié le samedi 31 octobre 2009 15:24

Chaos * Chaos * Bang * * Texte : © Véra Pix: © Joshua Petker

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Le mélodique nuage défalque à la dérangeante rythmique de mes maux, leurs sons féroces qui emportent l'avenir loin de l'espérance. Cinglant désir qui enlace le calvaire mielleux du sang noir. Les cris ésotériques sont étranglés par les mains de la pureté. Chuchotement plantés en mon esprit. Skyzophrénie sécrétée. Seul le quidam écoute mon râle. Gémissement qui souffle sur la douceur. Douleur sucée jusqu'au bout. Vacillement du plafond, tremblement de terre. Sol instable. Je sacrifie au nom de mes lambeaux, la chair où j'ai planté les griffes de l'aura haletante. J'engloutis les cendres de l'amour dans les tombeaux de l'ignorance. Haine encore affichée dans les dalles de mon coeur. Mon Âme suspend à mes yeux. Fenêtre à double vitrage. Vitre teinté de bleux Empourprée du crâne vaniteux de la fauchée. Faux illusoire de la mort. Faucheuse qui attends au tournant. Tourments chantant une mélopée semée de messages, parssemée de gris aigri. Le vide n'a jamais été aussi magnifique. Et pourtant vous en avez peur. Alors ne vous approchez pas. Je suis vide, remplie du Néant.


Vous, Croyez que je
Décède en mon sommeil.
Non en mon existence.


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 Chaos  *  Chaos *  Bang   *    *     Texte : © Véra Pix: © Joshua Petker

# Posté le mercredi 29 août 2007 06:58

Modifié le samedi 31 octobre 2009 13:58

R é v é l a t i o n * * Texte : © Véra Pix: Charlotte Gainsbourg par © Peter Lindbergh

R é v é l a t i o n   *    *     Texte : © Véra Pix: Charlotte Gainsbourg par © Peter Lindbergh
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J'ai écrit beaucoup souvent sans but. J'ai écrit beaucoup, souvent comme aujourd'hui, tard dans la nuit, avec juste cette lumière pour me laisser voir... Mais c'est différent, j'écris pour quelque chose, cela a un sens, comme je m'en sens plus soulagée, tout ceci, ces milliers d'heures passées dans le noir, tout ceci pour me mener ici...

Il est tard, mais je n'ai pas sommeil. Je rêve autant éveillée qu'endormie, "mais à quoi rêves-tu donc ? Qui peut prétendre te connaître dans tes rêves ?"...

Il y avait un hiver, il y avait un automne, il y avait du vent et un ciel qui n'étaient pas toujours bleus. Le désir de voir ce mot qui se passait, la recherche de ce que je générais, l'idée de ne pas être la seule. Je lis ses mots et je vis entre ces maux... Ce fut bien là un sentiment d'existence, un soulagement dans la souffrance...

Nous sommes désarmés, il ne nous reste que nos larmes pour pleurer, ceux que nous avons jadis aimés. Des mots, juste des mots, un réconfort dans le nuit froide, ce soir une nouvelle ombre s'est élevée, quelque part dans le lointain, on peut toujours se regarder dans un miroir.

Des jours dans la peur, des jours dans la souffrance et parfois des lumières différentes, comme si tout d'un coup le ciel devenait plus sombre, et alors seulement les étoiles semblent briller vraiment. C'est par un de ces jours si rares que je l'ai rencontré. A travers des phrases pour crier notre différence face à un monde qui ne nous comprend pas, face à un monde auquel nous n'appartenons pas, face à un monde qui ne nous reconnaît pas. Équidistance entre les âmes errantes dans le brouillard. Relation latente, paroles pour se rendre compte, mots sombres pour construire nos tombes, seules les feuilles tombent en automne. Il n'y a là dedans nul amour, seulement des êtres en perdition dans un paysage dénué d'horizon. Ne jamais se regarder pleurer, ne jamais pouvoir se sentir réconforter. Et s'il n'y avait jamais personne d'autre, si le temps cessait se s'écouler...

Je vois une ombre, le brouillard est si épais, la vie si longue parfois. Attends dans le doute, regarde dans les ténèbres, une ombre plus sombre que les autres, regarde dans le ciel, une lumière plus vive que les étoiles, mais ils ne savent pas voir. Les autres se sentent mieux, le monde se remet à tourner, le temps à s'écouler et c'est à ce moment précis que l'on se salue enfin, au milieu de nos ébats éparses, de notre combat éternel contre, une vie que nous n'avons jamais voulue, pour une mort que nous n'avons pas encore eus...

Le vent va plus vite que les sentiments, les mots en disent plus que gestes, le silence montre combien notre égarement semble immense. Un pas dans la lumière noire, une vie dans le désespoir, un moment où l'on peut encore y croire. Mais à force d'appeler une réponse nous parvient, venue de si loin, comment les choses peuvent-elles être ainsi, sommes-nous si incertains ?

Compter jusqu'à l'infini, se ressembler, se désassembler, s'aimer, se rejeter, et au fond se dire que c'est ça que nous voulons éviter. Du sang qui s'écoule doucement sur le pavement, des larmes qui coulent doucement comme seules armes, une absurde guérison de nos coeurs brisés par le souffle de la vie comme une bien triste illusion. Et puis, un murmure dans la nuit, une ombre dans le noir, un cri dans le brouillard, une musique dans la désunion de ton Âme et après une petite voix. Croire en soi, ne pas se dire que l'on est pas...

L'eau s'écoule dans un bruissement de cristal, la rivière gèle petit à petit, un arc-en-ciel, de la neige dans les champs.. A gauche comme à droite, ce sont toujours les mêmes notes de musique, la vie est la même pour tous, mais n'oublions jamais que les notes sont jouées comme on le veut, on fait la musique, on fait l'harmonie, on fait la vie, on fait chacun sa propre vie...

Au milieu des forêt aux arbres morts, dans une grande détresse, l'Âme a enfin atteint l'autre côté de l'enfer. Des anges qui marchent main dans la main, des ombres qui se dissolvent dans la nuit de cendre, une petite fille qui s'en va regarder la lune, et beaucoup de désir qui se traduisent par des rêves incessants, puissent-ils être ta réalité...

L'infini mélancolie dans son errance l'emporte aux confins de la douleur, là où même les pleurs ne peuvent faire cesser le malheur, là où même la peur semble n'être plus qu'une lueur...

" Ne pleure pas, tes ailes sont réparées, tu pourras à nouveau voler. Le soleil n'est pas si dur à éclipser; la beauté met parfois du temps à se révéler et les larmes plus encore pour perler. Le long de tes joues, un sourire, le regard dans le vide qui se perd dans l'horizon de tes pensées, dans l'illusion de ta vie rêvée. Des mots surgis du passé et ton coeur s'est soudainement brisé... "

Par la fenêtre de ton coeur, tu vois le monde et les autres, et à chaque fois tu te dis un peu plus que tu n'es pas des leurs. Une vitre, une pensée, une petite chose cachée en toi, profondément enfouie, quelque chose qui te rends différente à leurs yeux, une beauté aussi invisible que les sentiments qui habitent dans le fin fond de ton coeur.

Il y a trop de gens, partout, il y a trop d'êtres me regardant si terrifiante. Il y a un cercle autour de moi, ne le franchit pas ou tu provoqueras mon trépas. Voilà ce que nul ne peut voir et ce que tous voudraient pouvoir. Le monde tue petit à petit, les Âmes se consument aussi, mais le souvenir reste jusqu'à ce que tout soit fini. La lumière m'aveugle, le monde m'asphyxie, la peur me torture, la musique et la solitude m'apaisent...

On se photocopie si souvent, on voudrait être mais on ne fait que croire, il y a des portes que personne n'ose franchir, il y a des chemins qui sont tellement beaux à décrire. Elle écrit dans un livre déjà achevé, sur la dernière page, il est simplement marqué "Si seulement j'avais su comment t'aimer, peut être n'aurais-tu pas eu à te tuer..."

Cette fatalité que nous impose la destiné, ces milliers de mètres qui séparent les derniers d'entre nous, les premiers soupirs, la lente agonie d'un vampire. Démonter une personne comme s'il s'agissait d'une machine et si jamais l'emballage ne plaît pas, alors on ne regarde pas à l'intérieur, c'est là une de nos plus grandes frayeurs...

A la fin, on se couche sur un lit et on rêve que jamais demain n'arrivera, et quand cela se produira, peut-être qu'on ne sera plus, peut-être qu'on ne saura pas...

Une épitaphe si terrible, un jugement si limpide, et quelques paroles aussi claires que l'eau...

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# Posté le dimanche 09 septembre 2007 07:31

Modifié le mardi 17 novembre 2009 08:00

Psy*Cause * * Texte : © Véra Pix: © Bonbon A6dulé *

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~ ~ P s y c h o s e ~ ~ P s y c h o s e ~ ~ P s y c h o s e ~ ~ P s y c h o s e ~ ~


Chiffons de pleurs moribonds
Avortent les illusions nécrosées
Sanglots tangibles, feinds
Sur l'autel trépassé.

Livre de lettres damnées
Alphabet sanguinolent
Sporadique de pourpre
Page déchiquetée

Morsures de velours
Pansement de chairs
Mortuaire de soie
Goût de terre

Obole de tortures
Linceul de fardeaux
Offrande de squelette
Cercueil de maux


Lune rouge
Symbole de malheur
Nuit d'encre
Mystère des ténèbres colorés

Les plus beaux rêves
Se transforment en cauchemars
Évasion de l'horreur
Film des affres.

Voyage de prisonniers
Chemins enchanteurs
Insomnie dormante
Lit des maux, éveillé.

Tue mes sens
Doigtés salvatrices
Ascétisme
Esprit libéré.

Délice de l'apocalypse
Stabilité Baroque
Peinture photographique.
Image de synthèse.

Cimetière d'esprit
Maison hantée
Prose de révolver
Flingue l'esquisse.


Yeux ouverts
Voyant le Rien
Monde dénué
D'au delà du regard.


Demain
C'est loin
Hier
C'est aujourd'hui.

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~ ~ P s y c h o s e ~ ~ P s y c h o s e ~ ~ P s y c h o s e ~ ~ P s y c h o s e ~ ~

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 Psy*Cause   *    *     Texte : © Véra Pix: © Bonbon A6dulé *

# Posté le mardi 04 septembre 2007 05:41

Modifié le samedi 31 octobre 2009 13:59